Halte aux arnaques

Halte aux arnaques

La presse écrite ou audio-visuelle fait cas régulièrement d’arnaques, d’escroqueries, certaines par internet, par mail, par réseaux sociaux, d’autres par téléphone, visite à domicile ou encore contact en rue ou dans un endroit public.
De nos jours, la communication est hyper développée, tout se sait, tout se divulgue. L’information circule beaucoup plus rapidement grâce notamment aux réseaux sociaux …

Mais malgré toute cette hyper communication (annonces, campagnes de mise en garde, émissions spécialisées dans le domaine), de nombreuses personnes se laissent encore duper et particulièrement les seniors qui sont la cible favorite des arnaqueurs.

 

L’approche des escrocs peut se faire en « jouant » sur différents sentiments :

  • sur la curiosité de sa victime (par ex un produit qui semble miraculeux, je vais l’essayer…) ;
  • sur l’inquiétude (selon l’escroc la toiture semble en très mauvais état et une réparation urgente s’impose) ;
  • sur l’appât du gain (vin à prix très intéressant, il faut donc profiter de cette aubaine) ;
  • sur la précipitation (promotion un seul jour et il faut donc se décider très vite, trop vite, pas le temps de réfléchir) ;
  • sur l’actualité (plus d’intérêts pour les livrets et recherche de placements à meilleur rendement).

Aujourd’hui, les arnaques à l’investissement sont légion. A tel point que le SPF Economie a lancé dernièrement une campagne de mise en garde spécifiquement sur les arnaques à l’investissement. Vous avez certainement déjà entendu le spot sur les chaines radios …

Les arnaques à l’investissement.
Si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça ne l’est pas.

« Chaque année, des centaines de consommateurs et d’entreprises sont victimes de pratiques frauduleuses ou s’interrogent sur la fiabilité des fournisseurs de produits financiers « alternatifs » attrayants. La plupart des signalements d’arnaques en matière d’investissements concernent des «  boiler rooms » (vente d’actions peu connues souvent fictives ou sans valeur), des « recovery rooms » (les investisseurs arnaqués sont contactés et se voient proposer de l’aide payante pour récupérer l’argent perdu) et des options binaires (pari sur l’évolution des cours de monnaies).

Des propositions d’investissement suspectes dans des cryptomonnaies, un doute ou encore victime d’une arnaque, signalez-le à la police locale.  En partageant votre témoignage, on peut éviter que les escrocs fassent d’autres victimes … N’hésitez pas à consulter le site du FSMA, l’autorité des services et marchés financiers sur https://www.fsma.be/fr/warnings/attention-aux-arnaques.

Si vous consultez le site economie.fgov.be, dans le thème Protection des consommateurs et Arnaques à la consommation, vous trouverez ces quelques informations et conseils …

Comment reconnaître une arnaque en général ?

Il peut s’agir de fausses promesses faisant miroiter de gros gains d’argent, de fausses amitiés voire plus.

Voici quelques exemples :

  • vous êtes le grand gagnant d’une loterie à laquelle vous n’avez pas participé ;
  • vous avez l’opportunité exclusive d’intégrer un système pour gagner facilement et sans effort beaucoup d’argent ;
  • vous bénéficiez d’une commission élevée en aidant à mettre de l’argent en sûreté (héritage, capitaux, etc.) ;
  • vous êtes sélectionné pour investir votre argent sans risque avec, à la clé, un rendement élevé garanti ;
  • vous allez être remboursé pour l’une ou l’autre raison par un organisme connu du grand public.
  • vous êtes contacté par un faux profil qui vous demande des photos parfois intimes et après menace de les dévoiler sur internet si vous ne lui versez par une certaine somme ;

Comment reconnaître un arnaqueur ?

Ils sont aimables, beaux parleurs et vous font croire qu’ils vous veulent du bien. Ou, au contraire, ils se montrent agressifs, menaçants, vous harcèlent. Leurs lettres et leurs brochures peuvent vous sembler très professionnelles. Ils sont convaincants. Ils ont réponse à tout et ne renoncent pas facilement lorsque le contact est établi. Ils vous poussent à vous décider immédiatement en vous offrant toutes sortes d’avantages supplémentaires.
Selon Olivier Bogaert, commissaire à la Computer crime unit, les arnaqueurs jouent en général sur l’inquiétude et la curiosité.

Après avoir gagné votre confiance, ils vous demandent par exemple :

  • de verser une avance pour financer les frais administratifs, les taxes, etc. ;
  • de communiquer vos données bancaires, votre numéro de carte de crédit ou d’autres informations personnelles (numéro de carte d’identité, numéro national, etc.), le code généré par le boîtier servant aux paiements en ligne (via le Digipass) ;
  • d’appeler un numéro payant de type 0900 ou 0903, où vous n’obtiendrez finalement que de faux services ;
  • de télécharger un logiciel, soi-disant gratuit, mais qui s’avère être un abonnement payant à un fournisseur de services sur internet ;
  • d’acheter quelque chose pour accroître vos chances de remporter un prix plus important ;
  • de payer cash et de passer par un intermédiaire non-bancaire afin de leur transférer l’argent.  

Quels sont les bons réflexes à adopter pour vous protéger ?

  • Demandez-vous tout d’abord s’il est logique qu’un inconnu vous promette monts et merveilles.
  • Prenez ensuite le temps de vérifier les coordonnées de votre interlocuteur. Les escrocs utilisent souvent un numéro de boîte postale comme seule adresse de contact, voire un GSM avec carte afin de ne pas être identifiés.
  • Ne communiquez aucune donnée personnelle sans avoir vérifié à qui vous avez affaire.
  • Ne donnez pas, ne versez pas et ne transférez pas d’argent à un inconnu ou à un intermédiaire financier sans savoir s’il dispose des autorisations nécessaires.
  • Si l’on vous demande d’être discret, cela risque fort d’être une arnaque. Parlez-en autour de vous (amis, famille) et demandez conseil à un spécialiste ou à une personne de confiance.
  • Utilisez les transactions sécurisées sur les sites d’enchères et refusez de traiter directement avec un vendeur.  

Comment distinguer les offres fiables des tentatives d’arnaque sur le net ?

  • Vérifiez que toutes les coordonnées de contact du prestataire (le vendeur ou l’entreprise par exemple) se trouvent facilement sur le site web visité. La plupart du temps, ces coordonnées se trouvent dans une rubrique « contact » ou « mentions légales ». Si vous ne trouvez pas ces données, méfiez-vous ! Si seule une adresse mail est disponible, redoublez de vigilance !
  • Vérifiez que le vendeur possède un numéro d’entreprise. Méfiez-vous d’un vendeur qui se prétend professionnel et qui n’est pas inscrit à la Banque Carrefour des Entreprises !
  • S’il est établi en Belgique, le vendeur doit être inscrit à la Banque-Carrefour des Entreprises.
  • Si le vendeur n’est pas établi en Belgique, vous pouvez consulter les différents registres du commerce à l’étranger.
  • Vérifiez par qui et à quelle date a été enregistré le nom de domaine du site web sur lequel se trouve l’offre intéressante. Pour cela, vous pouvez utiliser différents outils de recherche de données en ligne (www.whois.comwww.dns.be ,….). Ensuite, vérifiez que l’adresse (rue, n° et commune) existe réellement. Si cette adresse ne correspond à aucune adresse réelle, méfiez-vous ! Si la date d’enregistrement du nom de domaine est récente, et que le site du vendeur est placé en tête dans les moteurs de recherche, soyez vigilants ! En effet, il est peu probable qu’un site de vente en ligne depuis peu soit placé dans les moteurs de recherche comme un des sites les plus consultés.
  • Si le prix de produits de marque est nettement plus bas que celui pratiqué par le titulaire de la marque, vérifiez sur le site officiel de la marque que le vendeur en ligne est bien un revendeur officiel. Le site officiel met le plus souvent à disposition des internautes un moteur de recherche permettant de vérifier si le site sur lequel l’internaute s’apprête à commander est un site de contrefaçon.
  • Si l’aspect global du site web ne paraît pas professionnel, par exemple s’il est rempli de copies de logos de systèmes de paiement connus.  S’il contient des fautes d’orthographe, redoublez de vigilance !
  • Vérifiez également les moyens de paiement utilisés. De nombreux sites frauduleux proposent comme seuls moyens de paiement des systèmes de transfert d’argent permettant d’opérer dans l’anonymat (Western Union, MoneyGram, …). Ces systèmes de transfert d’argent sont à déconseiller entre personnes qui ne se connaissent pas.
  • Consultez les forums de discussion en ligne afin de savoir si d’autres internautes ont expérimenté le service proposé. Il est souvent intéressant de consulter les forums de discussion en ligne et les alertes émises par les autorités de protection des consommateurs. Vous pouvez facilement retrouver ces informations en utilisant comme mots-clés dans les moteurs de recherches le nom du site + « arnaque », « scam »,…. ». Découvrir les expériences malheureuses vécues par d’autres consommateurs vous permet d’éviter de que l’on ne tombe soi-même dans le piège.
  • Lisez les conditions générales ou toute information disponible au niveau du prix, des caractéristiques du produit ou du service et des moyens de livraison, avant de passer commande.

Quelques conseils 

Ne jamais communiquer vos codes ou données personnelles à qui que ce soit même si soi-disant il s’agit d’une institution officielle qui vous le demande.
Se méfier des appels non sollicités, demander le nom de l’interlocuteur et lui dire que vous allez le rappeler. En général, la personne au bout du fil laisse tomber. Si elle continue, cela vous laisse un délai pour réfléchir à tête reposée sur ce coup de fil inattendu, de faire entre temps des recherches sur Internet sur le numéro de téléphone de l’entreprise concernée ou encore de vérifier la liste des télévendeurs signalés au SPF Economie.

Quelques sites à consulter ou lectures intéressantes 

Sites : economie.fgov.be, tropbeaupouretrevrai.be, www.escrocsauboutdufil.be,

Facebook : la page « marnaque » du SPF Economie (voir présentation avec logo ci-dessous) qui informe de toute nouvelle arnaque qui leur est signalée.

 Fiches : Le SPF Economie a créé des fiches succinctes et fort bien faites « Stop aux arnaques ! ». N’hésitez pas à les consulter sur economie.fgov.be/fr/publicaties/stop-aux-arnaques.

Que faire en cas d’arnaque ?

Si vous pensez avoir été victime d’une escroquerie, la première chose à faire si vous avez divulgué vos codes est de bloquer immédiatement votre carte bancaire au 070/344.344 et de signaler en plus votre mésaventure à la police.

Vous pouvez aussi la signaler au SPF Economie par téléphone au 0800/120 33 (tél gratuit) de 9 à 17h, les jours ouvrables ou via pointdecontact.belgique.be.

Nous ne souhaitons pas, via cet article, créer un vent de panique ou même un climat de suspicion ou d’angoisse mais plutôt vous mettre en garde et susciter en vous un réflexe de prudence.